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Quartiers d’énergie


© Mieke Debruyne, 2020

Vers une rénovation collective de notre parc immobilier.

Comment améliorer la performance énergétique de notre patrimoine bâti de manière collective et abordable afin de réduire les émissions de CO2 et d’atteindre nos objectifs en matière de durabilité, mais aussi d’augmenter notre entrepreneuriat local et la qualité des logements ?

Pourquoi un Quartier d'énergie ?

Vitrine

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Nous récoltons de la connaissance et des opportunités en nous rendant sur place. À travers des portraits d'habitants et d'experts, nous recueillons ce qui est vivant et nous regroupons les besoins en une question plus pointue.

Plan d’action

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La technologie est prête pour les bâtiments à faible consommation d'énergie, mais ce n'est qu'avec une approche collective que nous pourrons accélérer. Nous devons partager à la fois l'espace et l'énergie. Pour cela, il faut travailler à l'échelle du quartier.

Chantier de construction

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1. Plateforme de coordination : les autorités locales et les représentants du quartier conçoivent ensemble une plateforme pour coordonner les projets énergétiques du quartier

Les entreprises, les habitants et les directeurs de quartier sont désireux de mettre en place des projets dans le but de rénover les bâtiments, de produire de l’énergie localement et de stocker l’énergie. Les écoquartiers ne se contentent pas d’accumuler des quick wins indépendants ou les projets pilotes. Ils cherchent au contraire à adopter une approche globale et cohérente qui tiendrait compte de toutes les constructions et de tous les ménages. D’où la mise en place d’une plateforme de coordination à l’échelle du quartier, qui permet à une ville ou à une commune de se concerter avec les organisations locales telles que les écoles, les sociétés de logement social, les maisons de quartier, les associations sportives, mais aussi les développeurs, les fournisseurs d’énergie, les investisseurs et les représentants des citoyens, et de bénéficier de l’avis des experts (comme c’est le cas de la Plateforme de coordination du Quartier Nord de Bruxelles). Cette plateforme crée ainsi un échange structuré et un nouveau modèle organisationnel pour la collaboration des différents acteurs. Elle détermine d’abord le potentiel énergétique et identifie les besoins et les désirs des habitants (voir l’exemple du mapping sociotechnique du quartier Bospolder-Tussendijken de Rotterdam). Un programme sur mesure est ensuite élaboré sur la plateforme de coordination, et un « directeur de quartier » qui proposera un accompagnement personnalisé est désigné. Les résultats sont ensuite surveillés minutieusement, de manière à prendre les mesures correctives nécessaires. La transformation du quartier est un projet cohérent et global.

bouwstenen: Plateforme de coordination du Quartier Nord de Bruxelles LEAP du quartier Bospolder-Tussendijken
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2. Programme de rénovation collectif : le secteur de la construction et des services met au point des techniques et des modèles économiques pour rénover plusieurs constructions à la fois

Dans les quartiers résidentiels, certaines interventions, comme l’isolation de toits ou l’installation de panneaux solaires, sont principalement réalisées par des habitants fortunés. Or, une approche globale et collective est autant efficace sur les plans énergético-financier que social : devis moins chers, travaux plus rapides, gain de chaleur des résidents, sens de la communauté plus forte, inclusion sociale… Par conséquent, les entrepreneurs et les fabricants de matériaux adaptent leur modèle économique pour réaliser des rénovations rapides, collectives et massives (voir les exemples « Energiepsrong » ou « Machiels Building Solutions » aux Pays-Bas). On constate également qu’il est difficile d’obtenir l’adhésion de tous les ménages d’un quartier et que la mentalité collective n’est pas encore très répandue en Belgique. De nouveaux intermédiaires et organisations tentent d’apporter une solution et de créer un mécanisme de mobilisation pour la rénovation collective (voir l’exemple « Energent » qui fait du porte-à-porte dans les quartiers).

bouwstenen: Energent
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3. Communautés énergétiques : des citoyens et des organisations locales prennent le contrôle des projets d’échange d’énergie dans leur quartier

L’énergie produite au sein d’une communauté énergétique locale peut être échangée, idéalement entre des acteurs ayant des modes de consommation différents. Au lieu de renvoyer l’excédent d’énergie vers le réseau, un plus grand nombre de personnes peuvent profiter de l’énergie renouvelable produite localement. Les citoyens peuvent par exemple investir dans l’installation de panneaux solaires sur les grands toits du quartier (comme ceux d’une école ou d’un hangar). Ils produisent plus d’énergie qu’ils ne peuvent en utiliser à certains moments, de sorte que le surplus peut être distribué ou vendu aux habitants qui en ont besoin à ce moment-là. Il est donc essentiel de conclure des accords clairs sur les clés de répartition, l’utilisation des données et la maintenance de l’infrastructure commune. La communauté énergétique peut ainsi prendre le contrôle de sa propre énergie ! Ce mode de fonctionnement favorise l’appropriation et la sensibilisation à la production et à la consommation d’énergie au niveau local. Il est possible d’acheter de l’énergie locale à un tarif plus avantageux, même si l’on ne dispose pas du capital nécessaire pour investir soi-même. Même s’il n’est pas (encore) légalement autorisé de partager ou de vendre directement de l’électricité à ses voisins en Belgique, un nouveau cadre législatif est en cours d’élaboration.

bouwstenen: SunGilles / Vlogaert Nos Bambins
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4. Nouveaux modèles de financement : des acteurs privés, publics et coopératifs mettent sur pied un fonds d’investissement ambitieux

De nouveaux modèles de financement doivent permettre de déployer à grande échelle les investissements dans la transition énergétique. Le système actuel de primes destinées aux citoyens fortunés ne touche pas suffisamment de personnes. Un fonds de roulement d’investissement ambitieux doit pouvoir être déployé : l’investissement dans la rénovation ou la production locale est rentabilisé après une certaine période pour être ensuite réinvesti. Les gouvernements peuvent se concentrer sur les logements sociaux et les groupes vulnérables (voir l’exemple « Dampoort KnapT OP! », qui permet aux acheteurs en difficulté de rénover leurs habitations). Les citoyens créent en outre des sociétés coopératives (régionales) pour installer des panneaux solaires, des éoliennes ou des réseaux de chaleur (voir l’exemple « Klimaan » à Malines). Ils choisissent souvent de réinvestir les bénéfices réalisés dans des projets (sociaux) locaux. Enfin, certaines ESCO (Energy Service Companies) privées prennent souvent en charge le préfinancement de rénovations à haut rendement énergétique et développent de nouvelles innovations avec les investissements récupérés (voir par exemple « Wattson »). Un modèle d’investissement

bouwstenen: Energent Dampoort KnapT OP!
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5. Stratégie énergétique publique : les autorités locales gèrent stratégiquement l’espace public et les bâtiments dont elles sont propriétaires.

De nombreuses infrastructures de notre espace public ou dans les bâtiments publics consomment de l’énergie. Elles offrent néanmoins de nombreuses possibilités de produire de l’énergie renouvelable. Et si nous installions des panneaux solaires sur les toits des bâtiments publics et les utilisions pour alimenter l’éclairage public, les arrêts de bus et de métro, voire les stations de recharge électrique ? Les déchets verts et les élagages des parcs publics peuvent également être systématiquement collectés et compostés dans une usine de biogaz (voir l’exemple du Nouveau Centre administratif de Brasschaat). La production d’énergie dans l’espace public devient ainsi un service public. Les autorités locales donnent le bon exemple. Elles utilisent efficacement l’espace et les bâtiments publics et mettent l’énergie renouvelable produite par le secteur à la disposition de tous.

bouwstenen: Nouveau centre administratif de Brasschaat
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6. Réserve de quartier : les fournisseurs d’énergie intègrent des capacités de stockage dans le quartier à l’infrastructure énergétique fixe.

Le grand défi de la production d’énergie renouvelable est qu’elle n’est pas constante et varie donc (littéralement) en fonction de la position du soleil, du vent, de l’eau et des saisons. Pour pouvoir utiliser le soir l’électricité ou la chaleur produite pendant la journée, il faut pouvoir la stocker temporairement. Au lieu de stocker individuellement l’énergie de chacun, il est plus judicieux de la stocker à l’échelle d’un quartier (voir l’exemple de la batterie de quartier à Oud-Heverlee). Cette approche est plus efficace sur le plan énergétique et plus intéressante économiquement. La technologie est toutefois encore en cours de développement et souvent très coûteuse. Les « réserves de quartier » doivent faire partie intégrante de l’infrastructure de nos quartiers. Pourrait-on imaginer un système où le stockage de l’énergie à l’échelle du quartier serait structurellement organisé par la ville ou par les distributeurs d’énergie, comme c’est le cas aujourd’hui pour le réseau d’assainissement ou le réseau de chaleur ? Ce mécanisme implique un cofinancement public-privé : si l’énergie est produite localement par des coopératives citoyennes, l’infrastructure est fournie de manière centralisée.

bouwstenen: Batterie de quartier à Oud-Heverlee
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7. Réseau de chaleur : des acteurs industriels ou autres fournissent de la chaleur résiduelle. Les opérateurs de réseaux et les autorités locales investissent ensemble dans l’espace public.

Un réseau de chaleur utilise la chaleur résiduelle des usines ou d’autres sources de chaleur pour chauffer les maisons et les entreprises (voir l’exemple « Oostveld » à Eeklo). La source de chaleur centrale est reliée aux clients par des tuyaux souterrains, via une station de transfert de chaleur, en remplacement des chaudières individuelles actuelles. La construction d’un réseau de chaleur nécessite d’importants travaux d’infrastructure, coûte extrêmement cher (au moins un million d’euros par kilomètre) et n’est donc rentable que si un quartier entier peut être raccordé. Il s’agit de convaincre progressivement les résidents en leur proposant plusieurs occasions de s’engager. Cet investissement est l’occasion de réaliser sans délai des travaux dans l’espace public, tels que le remplacement du système d’égouts, l’adaptation d’une place pavée aux changements climatiques ou la construction d’une nouvelle piste cyclable. Les travaux d’ouverture de la rue permettent d’investir dans l’avenir.

bouwstenen: Réseau de chaleur d’Eeklo
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9. Programme supralocal : les autorités régionales et fédérales développent le cadre législatif, les outils et les connaissances nécessaires à la multiplication des écoquartiers.

La transition énergétique et la vague de rénovation à grande échelle qui l’accompagne constituent un objectif à la fois européen et national. C’est pourquoi nos autorités supralocales mettent au point les outils nécessaires pour soutenir une multitude de projets locaux. Elles instaurent tout d’abord un environnement stimulant dans lequel les écoquartiers peuvent s’épanouir : elles encouragent la transition de nos bâtiments existants aux énergies renouvelables et la rénovation en masse (par exemple en imposant une taxe sur le CO2 sur les prix de l’énergie, ou en décidant de ne plus utiliser de gaz naturel d’ici 2050 comme aux Pays-Bas). Par la suite, les programmes nationaux contribuent à tirer des conclusions des initiatives en cours et à développer les instruments et les capacités nécessaires pour accompagner les quartiers (voir l’exemple du programme « Aardgasvrije Wijken » aux Pays-Bas). La mise en commun et l’échange d’expertise conduiront à une multiplication des écoquartiers sur le terrain.

bouwstenen: Programme Aardgasvrije Wijken
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8. Surveillance : les entreprises de technologie et d’innovation facilitent l’analyse et le contrôle des données sur la consommation et la production d’énergie.

La mesure continue des données est nécessaire pour faire correspondre les pics de production fluctuants des énergies renouvelables avec la consommation, pour mesurer et ajuster la performance des bâtiments et pour trouver des raccordements éventuels entre les parties prenantes du quartier et ainsi réduire les pertes. On distingue différents degrés de sophistication dans ce domaine : collecte et visualisation des données, « tableau de bord communautaire » qui facilite l’échange entre les parties prenantes, « jumeau numérique » complet permettant de prendre des décisions en temps réel sur un territoire entier… Plusieurs nouvelles entreprises et plateformes sont en train de mettre au point les technologies et les études de cas nécessaires pour assurer ce suivi des données (voir l’exemple « WeSmart »). Pour ce faire, il est essentiel de disposer de davantage de données et d’éclaircir les considérations potentielles en matière de respect de la vie privée (par exemple, rendre publics les factures énergétiques personnelles, les modèles 3D détaillés et les données de production au niveau des bâtiments).

bouwstenen: WeSmart

Des initiatives tant privées que publiques mettent l'épaule à la roue de la transition énergétique. Comment tous ces Blocs de construction s'intègrent-ils dans un cadre législatif et spatial qui encourage les investissements, et parviendrons-nous à partager équitablement les bénéfices à long terme ?

Découvrez la carte avec tous les Blocs de construction

Blocs de construction

blocks de construction

Nos Bambins

Le projet pilote « Nos Bambins » à Ganshoren partage l’énergie produite par les panneaux solaires installés sur le toit d’une école avec certains habitants de la rue, ce qui en fait l’une des premières communautés énergétiques de Bruxelles.

Plateforme de coordination du Quartier Nord de Bruxelles

La Plateforme de Coordination vise à réunir et à rendre opérationnels les outils, les ressources et les acteurs pour faire du Quartier Nord de Bruxelles un Quartier à Énergie Positive (QEP). Cet organe a pour mission de développer une vision pour l’ensemble du quartier et de coordonner les différents projets énergétiques.

Dakparkschool

Une école comme catalyseur pour impliquer les rues environnantes dans la transition énergétique

WeSmart

Le « tableau de bord communautaire » numérique de WeSmart permet aux communautés énergétiques de visualiser leur production et leur consommation en temps réel, de prendre des décisions intelligentes et d’optimiser ainsi leur facture énergétique.

SunGilles / Vlogaert

Les locataires des tours SunGilles sont impliqués dans la distribution de l’énergie produite sur le toit. Ce projet pilote est la preuve que même les personnes sans capital peuvent participer à une communauté énergétique.

Programme Aardgasvrije Wijken

Les Pays-Bas ont pour objectif de se passer de gaz d’ici 2050. Le programme Aardgasvrije Wijken est un programme supralocal qui rassemble divers sites tests locaux afin de tirer collectivement des enseignements et d’enclencher ainsi la multiplication des (éco)quartiers sans gaz.

Nouveau centre administratif de Brasschaat

Les déchets d’élagage de la commune sont utilisés pour chauffer le nouveau centre administratif de Brasschaat.

Dampoort KnapT OP!

Dans le cadre du projet Dampoort KnapT OP!, le CPAS met en place un fonds de roulement afin que les familles vulnérables puissent elles aussi effectuer les rénovations énergétiques nécessaires.

Réseau de chaleur d’Eeklo

Avec la construction de son réseau de chaleur, la commune d’Eeklo fait une nouvelle fois office de pionnier en Belgique. En plus d’être le plus grand du pays, le réseau de chaleur est en partie détenu par les citoyens eux-mêmes.

Energent

Energent investit l’argent de ses coopérateurs dans des projets d’énergie renouvelable et d’économies d’énergie. L’organisation fournit aussi des services d’encadrement pour mobiliser les citoyens et leur simplifier la vie.

Klimaan

Klimaan est un exemple de société coopérative qui investit du capital citoyen dans les énergies renouvelables, mais aussi dans d’autres biens communs comme l’eau, le sol ou l’air. Klimaan est une communauté régionale avec des sous-groupes ancrés localement.

Wattson

Wattson est une ESCO (Energy Service Company) belge. L’entreprise se spécialise dans la rénovation intégrale de projets, en combinant diverses mesures d’économie d’énergie et l’installation d’une énergie durable. Wattson prend en charge les investissements, qui sont remboursés grâce au budget dégagé par la baisse de la facture énergétique.

Batterie de quartier à Oud-Heverlee

La première batterie de quartier à Oud-Heverlee prouve que le stockage d’énergie au niveau du quartier conçu pour aplanir les pics de production et délester le réseau électrique peut devenir un projet de quartier innovant et collectif.

LEAP du quartier Bospolder-Tussendijken

L’approche coordonnée du Local Energy Action Plan (LEAP, ou plan local d’action pour la gestion énergétique) du quartier de Bospolder-Tussendijken à Rotterdam utilise la transition énergétique comme levier pour améliorer le niveau de vie de l’ensemble du quartier.

De Nieuwe Dokken

Les habitants d’un quartier deviennent copropriétaires de leur infrastructure énergétique

Brabo I

Un bureau d’architectes fait office de médiateur afin d’impliquer les habitants dans une stratégie de rénovation

Verbiest

Une rénovation qui remet profondément en question les habitudes

Journal de bord

08.11.22
photo: Bob van Mol

© Bob van Mol
Au cours des derniers mois nos histoires de transformation n'ont pas seulement été racontées par nos guides humains. Le guide d'exposition vous a emmené à travers les préfigurations de nos infrastructures sociétales, de nos quartiers et de nos paysages.

Certains ont emporté une copie chez eux, à leurs collègues, à leur famille et à leurs amis. Les histoires sont maintenant prêtes à vivre leur propre vie. Consultez le guide par vous-même dès maintenant, laissez-vous emporter par les récits et laissez-vous surprendre par les projets sélectionnés.

Consultez le guide
10.06.21



Une conversation avec Dirk Somers, Koen Wynants, Nadia Casabella, Mike Emmerik, Hanne Mangelschots, Denis Cariat, Alessandro Rancati, Lene De Vrieze et Joachim Declerck.
03.06.21
Cette carte de l'environnement bâti de la région Bruxelles - Flandre illustre l'ampleur du défi de la rénovation collective nécessaire pour aborder la question énergétique.
03.06.21
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Comment améliorer la performance énergétique de notre patrimoine immobilier de manière collective et abordable, non seulement afin de réduire les émissions de CO2 et d’atteindre nos objectifs de durabilité, mais également pour développer l’entrepreunariat local et améliorer la qualité de vie ?
C’est autour de cette question que nous ouvrions le deuxième online workspace de la plateforme de La Grande Rénovation ce jeudi 3 juin. Pour cette occasion, nous entamons la conversation avec architecte et urbaniste Eva Pfannes (OOZE), activiste du développement Jim Segers (CityMine(d)), expert en énergie Ruben Baetens (3E) et Joachim Declerck (AWB pendant la Great Transformation session – Energy Districts: Designing The Renovation Wave.

Notre patrimoine immobilier actuel est l'un des plus grands émetteurs de CO2 et reste extrêmement dépendant des combustibles fossiles. Améliorer les performances de nos logements vieillissants est une nécessité, et représente en même temps l'opportunité d'améliorer la qualité de vie. De plus, la production locale d'énergie permet de conserver les bénéfices auprès des utilisateurs. Si nous nous attaquons ensemble à ce problème, nous pouvons non seulement réduire le CO2, mais aussi renforcer le sentiment de voisinage et la cohésion sociale dans un quartier. Le grand défi consiste à généraliser ce type de quartiers d’énergie.

Quelle capacité organisationnelle, quel modèle d'entreprise et quelle approche sont nécessaires ? Pouvons-nous nous adresser aux résidents en fonction de leurs propres besoins, problèmes et motivations ? Comment le secteur de la construction, de l'innovation et des services, les coopératives, les autorités locales, les gouvernements bruxellois, flamand et belge, les distributeurs d'énergie et les régulateurs peuvent-ils jouer un rôle dans ce domaine ?
02.06.21
Sur la base d'une série de tables rondes avec des architectes, des décideurs locaux, des promoteurs, des coopératives d'énergie et des experts, une recommandation pour une politique de l'espace et de l'énergie a été formulée, selon laquelle une approche par quartier peut être le levier de la réalisation de la transition énergétique.
02.06.21
Dans la recherche et la publication "De Lage Landen 2020-2100. Une prospective", le concept de "quartiers énergétiques" est proposé à partir d'une analyse spatiale et d'une hypothèse pour la transition vers les énergies renouvelables.
02.06.21
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Simon, électricien, considère le problème de l'énergie d’un point de vue pratique. Que faut-il pour chauffer une maison de manière durable ? Il souligne le défi qui nous attend pour rendre la société neutre en énergie à grande échelle. Sa conclusion : nous pouvons changer les choses en faisant les bons choix individuellement, mais il est encore plus important que ces choix soient faits le plus tôt possible et par un maximum de personnes en même temps.
18.05.21
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Le Fonds de roulement pour le climat propose des prêts abordables aux citoyens afin qu’ils puissent rendre leur maison écoénergétique en un tournemain. Les économies mensuelles réalisées sur la facture d’énergie étant supérieures au montant du remboursement, vivre dans une habitation confortable est désormais également à la portée des personnes à faibles revenus, comme en témoigne Koen, économiste.
18.05.21
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Des panneaux solaires et de l’énergie verte locale pour les petits et les grands portefeuilles. À Sint Amandsberg, près de Gand, Els et ses voisins sont parvenus à réaliser ce projet grâce au programme de la ville Buurzame Stroom, sans pour autant y instiller la gentrification.
28.04.21
Atelier de marche : Plate-forme de coordination Énergie Bruxelles Quartier Nord
Atelier de marche : Plate-forme de coordination Énergie Bruxelles Quartier Nord

© Bob Van Mol
Le 28 avril dernier, une Promenade Atelier a été organisé dans le Quartier Nord de Bruxelles. Celui-ci a été positionné dans le cadre de la Plateforme de Coordination Energie, initiée par la Ville de Bruxelles et en collaboration avec 3E et Architecture Workroom Brussels. La promenade avait pour ambition d'explorer et de récolter les potentialités et les besoins locaux spécifiques afin de commencer à envisager un processus complet et intégré pour construire un District à Energie Positive (DEP) dans ce quartier particulier.
Différents acteurs mobilisés et actifs dans le domaine de la transition énergétique, faisant également partie des échanges en cours organisés au sein de la Plateforme de Coordination, ont été invités à réfléchir ensemble lors de cette exploration du quartier. Nous nous sommes concentrés sur la manière dont nous devrions collectivement commencer à envisager et à réaliser la transition énergétique dans le Quartier Nord, en identifiant les projets énergétiques locaux potentiels.
En même temps, l'expérience d'autres cas belges où la question énergétique a été placée au centre du développement de la production locale d'énergie et de la stratégie d'un district énergétique, a fait partie de la discussion.

En fait, pendant la promenade, plusieurs présentations ont été faites par des experts pour alimenter la conversation avec des connaissances spécifiques. Près des tours du Foyer Laekenois, Jean Frippiat de l'APERe a donné un premier pitch expliquant comment mettre en place différentes Communautés Locales d'Energie (CLE), mettant en avant Nos Bambins et SunGilles comme exemples.

Ensuite, en continuant dans le parc de la Senne, Chloé Verlinden de CityMine(d) a expliqué leur projet actuel SunGilles et comment ils essaient de mettre en place une CLE avec les habitants d'un immeuble de logements sociaux. Il ressort clairement de la discussion que la question énergétique doit entrer dans la vie quotidienne du quartier, où les citoyens, les acteurs publics et privés et les parties prenantes peuvent jouer un rôle clé dans la construction de ce quartier énergétique. Cela implique une mobilisation collective du quartier, où la sensibilisation à la réduction de la consommation d'énergie et la production locale sont des questions centrales pour ce changement.

Une fois à proximité du port et de l'emplacement de la future Tour des Sports, le groupe a commencé à réfléchir et à discuter sur la façon dont les nouveaux bâtiments et les transformations locales pourraient représenter une opportunité cruciale pour mettre en œuvre la production locale d'énergie. Dans ce cadre, Anne-Sophie Vanhelder, qui travaille à CityTools, et Olga Bagnoli, de la Ville de Bruxelles, ont donné un aperçu du travail qu'elles développent dans le cadre du Contrat de Quartier Durable, comme une occasion de mettre en œuvre et d'intégrer la question de l'énergie dans les transformations locales.
Il est donc apparu clairement dans la discussion qu'un District à Energie Positive dans le Quartier Nord doit aborder de nombreuses questions locales en même temps, et qu'une manière intégrée de structurer ce changement pivot est nécessaire. C'est sur ce point que s'est appuyée la présentation de Wannes Vanheusden de 3E. Il a illustré le concept d'un Community Dashboard, son fonctionnement et la manière dont il constitue un instrument pour soutenir une transformation intégrale du district vers un DEP. Le concept de Community Dashboard a été enrichi par Boniface Nteziyaremye, membre de l'équipe de WeSmart, qui a fait part de son expérience et du travail effectué pour le projet Tivoli.

La promenade s'est terminée par une réflexion plus large sur ce que ces expériences pourraient apporter dans le Quartier Nord. En fait, la promenade a représenté une bonne occasion de commencer à imaginer des coalitions concrètes autour de certains projets et concepts. Dans le Quartier Nord, la discussion a représenté un moment de test pour identifier un terrain fertile pour commencer à travailler sur le District à Energie Positive. Suite à la promenade, trois concepts spécifiques ont semblé pertinents pour commencer à agir en faveur d'un projet énergétique dans le quartier :

Le premier élément est lié à la conception et à la mise en place d'une Communauté Locale d'Energie, ce qui signifie qu'en mobilisant les résidents au niveau local, en initiant des dynamiques possibles pour l'engagement des citoyens et la co-création, nous examinerions le modèle local de consommation et construirions des échanges locaux d'énergie. Le point de départ pourrait être autour de la communauté du Foyer Laekenois.

En outre, les nouveaux développements de bâtiments, qui caractérisent la dynamique du Quartier Nord, ont été identifiés comme une bonne occasion de commencer à réfléchir à la façon dont les règlements en tant qu'instrument de planification urbaine sont essentiels pour améliorer la production d'énergie locale. Le développement de la Tour des Sports, le long du canal, semblait être un bon point de départ pour entamer cette discussion.

Parallèlement, le processus en cours construit dans le cadre du Contrat de Quartier Durable a été mis en avant comme un terrain d'expérimentation potentiel pour approfondir et initier des dynamiques de rénovation collective du parc immobilier local, en partant du quartier Masui dans le Quartier Nord.

Organisateurs :
Ville de Bruxelles, 3E, Architecture Workroom Brussels

Participants :
Chloé Verlinden (CityMine(d)), Jean Frippiat (APERe), Ruta Aleks (1010au), Fred Tourné (Befimmo SA), Brigitte Auquier (Bruxelles.Environnement - Celulle Energie), Anne-Sophie Vanhelder (CityTools), Alexandre Vanheule (Tractebel-Engie), Christophe Pourtois (Foyer Laekenois), Lien Dewit (Commune de Schaerbeek), Jonathan Lukas (Commune de Schaerbeek), Thomas Deweer (Up4North), Boniface Nteziyaremye (WeSmart), Stijn Oosterlynck (Université d'Anvers), Donatienne Wahl (Cabinet Hellings), Laurent Du Bus (Ville de Bruxelles), Arnaud Kinnaer (Ville de Bruxelles), Pierre Hendrickx (Ville de Bruxelles), Olga Bagnoli (Ville de Bruxelles - Rénovation Urbaine), Roeland Dudal (AWB), Chiara Cicchianni (AWB), Hanne Mangelschots (AWB), Lucas Desmet (AWB), Simon De Clercq (3E), Wannes Vanheusden (3E), Filis Zumbultas (Ville de Bruxelles), Lea Kleinenkuhnen (Ville de Bruxelles), Sofia Rueda Castellanos (Ville de Bruxelles), Coralie De Crem (Ville de Bruxelles – Cellule Energie), Arnaud Bastogne (Ville de Bruxelles – Cellule Energie)

Liste de lecture

Article
De Standaard
Jef Poppelmonde
Video
VPRO Tegenlicht
Rob van Hattum
Article
De Groene Amsterdammer
Marcel ten Hooven
Article
De Tijd
Henk Dheedene en Sofie Vanlommel
Publication
Internationale Architectuurbiënnale Rotterdam (IABR) / Gemeente Rotterdam
CIVIC architects, IABR
Publication
Vereniging Deltametropool
Dirk Sijmons, Erik Frijters, Rens Wijnakker, Jasper Hugtenburg, S. Stremke, Boris Hocks, Marco Vermeulen, Paul Gerretsen
Publication
Access to Land
Collective document coordinated by Jofre Rodrigo (Xarxa de Custòdia del Territori) and Veronique Rioufol (Terre de liens)
Website
Departement Omgeving
Website
Low Tech Magazine